Commerce

Un supermarché à Hamois ? Rien n'est décidé selon le Collège

publié le:29/04/2025 16:21:00 - mis à jour: 30/04/2025 18:10:32

Un projet de construction d'un supermarché fait beaucoup de bruit à Hamois. Celui-ci n'en est encore qu'à l'état d'avant projet mais a déjà fait l'objet de discussions notamment ce lundi soir lors du conseil.

La petite commune condrusienne de Hamois pourrait bientôt voir son offre commerciale évoluer. Un dossier de construction d'un supermarché dans le village est actuellement à l'étude. Bien qu'il ne s'agisse encore que d'un avant-projet, le sujet suscite déjà de nombreuses réactions, notamment du côté de l'opposition communale. Lionel Dehalu, conseiller de l'opposition (Vert Demain) :

Vert Demain est opposé à ce projet pour deux raisons. La première, c'est la défense du tissu de commerces locaux qui existe déjà dans le centre du village de Hamois, commerces qui sont tous proches les uns des autres et qui favorisent la mobilité douce. Ensuite, est-ce qu'il y a une réelle demande de la part de la population ou est-ce qu'il s'agit d'une opportunité d'un entrepreneur qui souhaite investir ?

Un projet similaire avait été introduit il y a un peu moins d'un an, à l'angle de la chaussée de Liège et de la rue d'Asenaux, mais il avait alors été refusé. Cette fois, un accord de principe a été accordé, relançant les discussions. Cédric Bertrand, conseiller de l'opposition (7plus) :

Ici, on a toujours eu pour objectif de limiter les surfaces commerciales à 300 mètres carrés. Il y a maintenant une nouvelle majorité. Le demandeur est revenu à la charge avec cette nouvelle majorité en pensant avoir un écho positif à sa demande. Ce qui est le cas.

Rien n'est encore décidé

Du côté du collège, on insiste sur le fait qu'aucune décision n'a encore été prise, comme l'explique l'échevin en charge de l'aménagement du territoire, Pierre-Henri Roland :

On a un auteur de projet qui est convaincu par ce projet. Donc, quoi qu'il arrive, il rentrera le projet. On ne peut pas l'interdire. Pour la commune, quelle que soit sa position, il est peut-être intéressant de l'accompagner.

Les conseillers de l'opposition craignent également que l'implantation d'une telle infrastructure représente un coût pour la commune, comme l'explique Lionel Dehalu :

Il y a une demande d'un porteur de projet, on doit la traiter. Le collège et l'administration communale doivent la traiter et donc à eux de réfléchir à toute une série d'aménagements qui vont avec un tel projet. Tous ces aménagements, ils ont un coût. Il n'y a pas de raison que ce soit les deniers publics qui financent ces aménagements. C'est au Collège à transmettre ses exigences au porteurs de projet. Et c'est ensuite au porteur de projet à intégrer ces exigences dans son calcul de la rentabilité financière de son investissement.

Si un projet venait à être officiellement introduit, peu importe la localisation, une enquête publique serait alors organisée pour recueillir l'avis des riverains.

Fiorine Guéry, Journaliste
fiorine.guery@matele.be

 
 

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