Commerces

Une étude pour relancer le centre-ville dinantais : « beaucoup trop tard », pour l’opposition

publié le:07/03/2023 14:51:00 - mis à jour: 08/03/2023 16:50:21

Photo d'illustration : Belga

Le conseil communal de Dinant lance un marché public en vue de redynamiser le centre-ville. C’est bien mais beaucoup trop tard, selon l’opposition.

Comment redynamiser le centre-ville de Dinant ? Cette question hante les majorités dinantaises depuis des années.

 

Ce lundi, par la voix de son échevin du Commerce, Alain Rinchard, la majorité actuelle a présenté sa nouvelle piste pour résoudre cet éternel problème : elle va confier à un prestataire extérieur une étude et un accompagnement dans la recherche d'une nouvelle dynamique commerciale.

 

D'une valeur estimée de 25.000€ TVAC, la mission est divisée en trois phases. D'abord, une étude du territoire sera réalisée avec un état des lieux synthétique de l'offre commerciale. Ensuite, le prestataire devra proposer des solutions pour stimuler la relance commerciale avec au minimum huit actions concrètes. Enfin, la troisième phase consistera en un démarchage de minimum de dix enseignes « qui correspondent à la réalité du territoire dinantais ».

 

« Encore une saison perdue »

 

Autour de la table, l'engouement, c'est un euphémisme, est loin d'être débordant.

 

Dans les rangs de la majorité, Marie-Christime Vermer, qui refuse que le commerce en ligne soit la seule explication au marasme ambiant, s'emporte :

 

Ce qui me fait peur, c'est le timing, ça fait encore une saison de perdue. Jusqu'en octobre, on va faire de belles synthèses. Au niveau concret, bulle ! Je voterai pour mais je regrette le manque de réactivité, je regrette que ça n'aille pas plus vite. Ça devient plus que vital !

Pour l'opposition, Christophe Tumerelle est sur la même ligne :

 

Il faut se réjouir qu'on lance une étude mais évidemment, c'est beaucoup trop tard. C'est à l'image chaotique de cet échevinat depuis 2018, il manque de réactivité. Ça fait quatre ans et demi que vous êtes au pouvoir, cette étude est bien trop tardive. En plus, il est difficile d'imaginer qu'on puisse relancer le commerce sur base des constats actuels. On va la soutenir parce qu'on ne peut pas se permettre de ne pas le faire mais rien ne sera fait avant un an, un an et demi.

Alain Rinchard reconnaît que la situation dinantaise n'est pas brillante. Il conteste par contre le mauvais timing, « faire un plan de relance en plein milieu du Covid, ce n'était pas la chose à faire ».

 

Sans surprise mais sans enthousiasme, le point est voté à l'unanimité.

Céline Sérusiaux, Rédactrice en chef
celine.serusiaux@matele.be

 

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