Patrimoine

Yvoir : la commune victime de nombreux vols de potales

publié le:10/01/2023 17:54:00 - mis à jour: 12/01/2023 11:28:43

La commune d’Yvoir est connait de nombreux vol de potales, des statuettes à l’effigie de Saint et de la Vierge placées en bord de route. Un petit patrimoine qui pourrait donc disparaître.

De la borne-potale située sur la route de Blocqmont à Yvoir, il ne reste que quelques photos et une modeste croix en bois symboliquement placée à l'endroit où se trouvait auparavant l'œuvre, regrette Guy Boodts, historien local.

C'était une belle potale située dans un endroit agréable. Elle attirait l'attention des marcheurs mais aussi des automobilistes qui passent par là. Elle datait de 1895 et avait été créée en l'honneur de Notre-Dame de la Salette qui est apparue à deux enfants de berger en France.

Plusieurs vols et tentatives

Dans la commune d'Yvoir, il existe une vingtaine de potales et de borne-potales comme celle-ci. C'est en septembre dernier, la nuit du 19 au 20, que la statuette de Notre-Dame de la Salette a été volée, précise Guy Boodts.

C'était un choc pour moi. Cela représente un passé, un lieu où passaient des processions et où s'arrêtaient beaucoup de villageois. Ce genre d'objet fait parti de la mémoire collective des gens.


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Ce type de vol n'est pas nouveau, car en 2019, deux potales, celle de Notre Dame de Beauraing et une autre à l'effigie de Saint Donat, avaient été retrouvées suite à un reportage de Matele sur leur disparition. Charles Pâquet, échevin des Travaux d'Yvoir explique que malheureusement, le phénomène persiste.

Récemment, il y a eu à nouveau une tentative de vol de la potale de Saint Donat. Heureusement, nous avions pris nos précautions et il faudrait une véritable grue pour réussir à l'enlevée.

Un réseau de voleurs spécialisés

Une borne-potale peut mesurer plusieurs mètres et peser des centaines de kilo. Ce n'est donc pas si simple de la déplacer. Pour Guy Boodts et l'échevin, les malfrats sont très bien organisés, repère les lieux auparavant et dispose d'un véritable matériel de professionnel.

S'il est difficile d'évaluer la valeur d'une telle œuvre sur le marché du recel, la demande semble bel et bien réelle, ajoute l'historien.

Faire faire un objet pareil par des tailleurs de pierre aujourd'hui coûterait trop cher. C'est très facile à écouler car pour ce genre de pièce, il n'est pas nécessaire de préciser l'origine.

Pour tenter de contrer ce phénomène, la commune envisage de placer des caméras de surveillance et espère identifier les malfrats.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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