Elevage
Ciney: l'Arsia développe des outils numériques pour les agriculteurs
publié le:13/02/2020 16:41:00 - mis à jour: 14/02/2020 15:49:59
L'Arsia se lance de plus en plus dans le numérique et les applications mobiles pour éleveurs. Elle développe désormais des projets avec son homologue flamande, la DGZ.
L'Arsia a pour fonction d'aider les agriculteurs dans les démarches nécessaires de traçabilité et de contrôle sanitaire des animaux. Récemment, elle a développé une application qui permet de gérer directement l'administratif et la traçabilité de son élevage depuis son smartphone ou sa tablette: Cerise Mobile. Samuel Chapon est responsable informatique de l'ASBL:
L'appli tourne sur Android et IOS, elle existe depuis un an et demi. L'objectif est de pouvoir déclarer dynamiquement les naissances, les sorties, les ventes, d'avoir une vue sur l'inventaire.
Pour l'Arsia, à terme, l'objectif serait de pouvoir tout assurer sans papier. Même si des transferts entre système numérique et papier sont possibles dans les deux sens, via des bornes de scan, par exemple. Les fonctions possibles vont aller en augmentant, c'est un projet de dématérialisation, explique Marc Lomba, directeur général de l'Arsia:
Un marchand doit tout recenser, c'est le cas par exemple pour tout ce qui entre au marché couvert. La possibilité de le faire par voie dématérialisée permet au fermier d'enregistrer une sortie chez lui, de donner l'information directement au marché, qui va savoir que l'animal arrive. Et donc il n'y aura plus qu'à contrôler.
Les vétérinaires, les transporteurs: tout le monde a ainsi accès à ces informations.
Une collaboration Nord-Sud
Les projets et modules de ce type sont encore nombreux. Et désormais, ils ne feront plus qu'un seul. L'association a décidé de travailler main dans la main avec son homologue flamande, la DGZ (Dierengezondheidszorg). L'Arsia pourra faire profiter la Flandre de ses applications. La DGZ, elle, pourra faire profiter les francophones d'autres modules.
Par exemple, un module d'enregistrement des visites sanitaires, qui permettra aux vétérinaires en visite dans une exploitation d'enregistrer tous les éléments qu'ils observent, de faire des rapports et de les communiquer.
Plus loin encore dans cette vision de synergies, les deux assocations travaillent ensemble au développement d'applications communes. La première concerne le transport de volailles, elle est prêt à être lancée. Le principe devrait s'étendre à d'autres élevages.
