Inondations

Inondations : Rochefort relance le rachat de maisons en zone à risque

publié le:25/06/2025 16:07:00 - mis à jour: 26/06/2025 15:39:47

La Ville de Rochefort relance l’évaluation des biens et des terrains qui pourraient poser problème en cas de nouvelles inondations. L’objectif est d’acheter ces propriétés et de les démolir.

Il y a quatre ans, lors des inondations de juillet 2021, le 47 de la Rue de la Passerelle a été envahi par les eaux. La Lhomme, sortie de son lit, avait causé d'importants dégâts à l'habitation. Aujourd'hui, la Ville de Rochefort souhaite racheter ce bâtiment pour le démolir et créer une zone d'immersion temporaire. Mais Aurélie Gaspard, sa propriétaire, ne veut pas céder son bien.

Après trois ans d'investissements, je vais enfin pouvoir rentrer dedans. Forcément, je n'ai pas envie de la vendre. C'est du temps perdu, aussi bien pour moi que pour mon papa qui m'a énormément aidée pour la remise en état.

Ces terrains et immeubles « à risque » ont été identifiés par une étude hydraulique financée par la Région wallonne, comme le détaille Julien Defaux, le bourgmestre de Rochefort.

Ce sont des bâtiments qui seront inévitablement inondés aux prochaines crues. Pour nous, le but est d'ouvrir ces espaces pour que la Lhomme puisse s'étendre et ainsi réduire le danger pour le reste de la population.

Des refus à cause d'estimations trop faibles

La première phase d'évaluation, réalisée il y a deux ans, a abouti à l'achat d'un terrain et d'une maison dans d'autres zones sensibles de la commune. Mais pour d'autres biens, la Ville a essuyé des refus.

Lors des premières estimations, c'était déjà trop tard. Les familles avaient déjà réinvesti dans leur maison. Accepter une démolition est un cap émotionnel important. Cette fois, nous reprendrons le dialogue avec une nouvelle estimation, plus proche des prix actuels du marché immobilier, pour trouver un accord avec les propriétaires.

La plaine située à côté du vélodrome fait partie des priorités des autorités. Mais ici encore, la Ville doit convaincre les propriétaires de ces parcelles :

Une offre sera bientôt proposée aux propriétaires. L'expropriation reste la dernière option, mais ce n'est ni l'objectif premier, ni une nécessité immédiate.

Pour le moment, l'enveloppe allouée par la Région wallonne à Rochefort s'élève à 3,2 millions d'euros, pour une trentaine de biens concernés par l'étude.

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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