Après trois mandats de bourgmestre à Hamois, Luc Jadot se retire, alors que son fils David fait son entrée au collège communal. Leur point commun, c'est la passion du patrimoine, chacun à sa manière.
Nous sommes dans une ancienne ferme condruzienne pleine de charme. A l'étage, un bureau d'architecture, c'est l'antre du fils David. Quelques marches plus bas, un musée, le repère du père Luc. Ce double espace, pour la famille Jadot, c'est le symbole d'une passion pour le patrimoine, explique Luc, le bourgmestre sortant de Hamois:
C'est un lieu un peu emblématique, c'est une dépendance de la ferme. Et nous avons imaginé pour ce bâtiment une double fonction.
David, le fils architecte, a rénové ce bâtiment:
Ca fait partie d'un des premiers projets projets de ma carrière, tout en alliant le côté familial, ce qui permettait à papa d'utiliser toute sa collection, avec toutes les pièces qu'il amasse depuis de nombreuses années.
Ce qui unit Luc et David Jadot, c'est avant tout un amour du patrimoine. L'un avec sa facette d'historien collectionneur, l'autre celle d'architecte. Cette passion qui s'est même retrouvée dans les attributions du futur échevin: l'urbanisme et l'aménagement du territoire.
C'était une compétence du bourgmestre, en tous cas depuis les quatre derniers mandats, à ma connaissance. Et ici, on a décidé de donner cette compétence à un échevin, qui plus est architecte.
Mais concernant l'aspect politique, le papa n'y est pour rien, en tous cas pas directement. Ce sont les têtes de listes qui ont proposé à David de se présenter. Luc Jadot précise:
Quand il m'a dit qu'il allait se présenter, je me suis dit: "Pourquoi pas?" Ma satisfaction aurait déjà été très grande s'il avait été conseiller communal. Et puis, le score aidant, il entre au collège, c'est une autre vue de la commune.
Mais bien-sûr, passer une jeunesse dans la vie politique locale, cela donne un background, confie David:
Et suivre papa quand on avait l'occasion. Parce que ce n'est pas toujours évident non plus en tant qu'élu de trimballer la petite bande d'enfants avec soi.
Garder un équilibre entre la gestion communale et la vie familiale, c'est d'ailleurs le conseil donné par le bourgmestre sortant:
Mes enfants m'ont dit il y a quelques années: "On a eu de la chance de partir deux fois au ski avec toi, parce qu'on a vraiment bien appris à te connaître". Ma réaction a été un peu mitigée, et puis je me suis dit: "C'est vrai, j'ai donné beaucoup pour la commune." La retraite arrivant, je vais compenser un peu cet absentéisme vers mes petits enfants, je suis déjà en train de le faire d'ailleurs.
Et concernant l'aspect communal:
Modestement, si on fait appel à moi pour l'une ou l'autre idée, je serai disponible, mais je ne serai surtout pas une belle-mère, ni pour mon fils, ni pour le collège.
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