"Le MR prêt à éjecter Frédéric Deville du Collège"

publié le:17/08/2016 21:41:00 - mis à jour: 01/02/2017 12:12:22

La locale MR de Ciney a donné mandat au bourgmestre pour déposer une motion de méfiance à l'encontre de l'échevin. L'éviction de Frédéric Deville du Collège pourrait avoir lieu au plus tôt le 5 octobre.

Les oreilles du plus populaire des échevins cinaciens ont dû fortement chauffer mardi soir. La locale MR de Ciney a tenu trois heures de réunion pour discuter du cas «Frédéric Deville».

"A l'issue de la réunion, le comité MR a décidé d'une motion de méfiance à l'égard de Frédéric Deville et m'a donné mandat pour entreprendre les démarches. La motion devrait être votée au conseil communal de Ciney au plus tôt le 5 octobre », explique Jean-Marie Cheffert."

Pour rappel, vendredi 12 août, le bourgmestre de Ciney avait annoncé dans la presse vouloir se séparer de son échevin suite aux résultats des investigations du parquet de Namur. Ce dernier vient de proposer une transaction financière à l'échevin Deville à qui il reproche une prise d'intérêts dans le cadre de ses fonctions au sein de l'exécutif cinacien.

Deux conseillers MR pour soutenir Deville

Pour éjecter l'échevin du collège, le bourgmestre de Ciney aura besoin de 13 voix sur 25 au conseil communal. Il lui faudra donc aller chercher du renfort auprès d'un partenaire potentiel. D'autant plus que deux conseillers de sa courte majorité absolue (13 sièges sur 25) , Anne Pirson-Demarche et Luc Fontaine ont exprimé mardi soir leurs réticences à soutenir cette motion de méfiance contre celui que tout le monde appelle «Fredo». Le bourgmestre leur a laissé jusqu'à vendredi pour réfléchir.

Le PS à la rescousse du MR?

Pour parvenir à sortir Frédéric Deville du collège, Jean-Marie Cheffert compte sur la complicité de son ancien partenaire, adversaire et ami socialiste.

«Des contacts ont été pris avec Guy Milcamps qui est actuellement en vacances».

En échange de l'éventuel soutien apporté par le PS, Jean-Marie Cheffert pourrait donc proposer aux socialistes une alliance qui lui procurerait une majorité plus confortable au sein du conseil avec 16 sièges (12 sièges pour la liste Union de Cheffert et 4 pour la liste socialiste de Guy Milcamps). Une idée qui ne déplaît pas à l'ancien échevin socialiste Paul Lambotte.

«Je ne suis personnellement pas contre mais je ne décide pas tout seul. Je n'ai encore eu aucun contact avec l'Union socialiste ou avec Guy Milcamps. Jean-Marie Cheffert travaille bien. J'ai travaillé douze ans avec lui et je n'ai jamais eu de problème. Il ne faut pas oublier qu'il a tendu la main au PS après les dernières élections. Mais avant de voter la motion de méfiance, il faut qu'il y ait une explication, qu'on sache exactement ce qu'on reproche à Frédéric Deville».

A l'heure actuelle, l'échevin Frédéric Deville préfère ne pas communiquer sur les détails de "l'affaire" mais tient à préciser qu'il bénéficie du soutien de certains membres du MR.

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CDJ

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