Commerce

Wave Distil : une distillerie artisanale dinantaise en quête de croissance internationale

publié le:06/10/2025 15:58:00 - mis à jour: 06/10/2025 16:23:46

À Dinant, Wave Distil produit des spiritueux depuis quinze ans. Déjà présente dans certains pays d'Asie et d'Afrique, la distillerie cherche des investisseurs pour soutenir son expansion.

Dans cette distillerie de Sorinnes, on produit whisky, gin, vodka et autres apéritifs depuis quinze ans avec une méthode traditionnelle et du matériel rare en Belgique, explique Thierry Van Renterghem, maître distillateur et maître de chai chez Wave Distil.

Ce qui est unique, c'est que les alambics sont totalement en cuivre, il n'y a pas de chauffe inox. De plus, l'un des deux est un alambic charentais, dit à repasse : c'est le seul en Belgique. Cela permet une patine continue, c'est-à-dire que quand vous goûtez le gin, la vodka ou le whisky, vous retrouvez une sorte de continuité aromatique. Plus on l'utilise, plus cette patine se transmet dans les produits.

Une reconnaissance croissante à l'international

Un savoir-faire qui plaît de plus en plus à l'international. Depuis près d'un an, Wave Distil s'exporte en Asie et en Afrique. Le CEO, Benoît Bertholet, précise que d'autres marchés sont dans le collimateur de la marque, comme l'Espagne, l'Irlande ou encore le Bénin.

L'évolution fait qu'on se tourne de plus en plus vers l'international. Le marché européen est tout de même plus compliqué. On le constate aussi dans le secteur de la bière et des spiritueux : il y a un recul. Aujourd'hui, le marché asiatique est très porteur, et le marché africain le sera demain.

Il ajoute :

Ce qui prime à l'international, c'est le whisky. Il faut savoir que nous avons du whisky jusqu'à 12 ans d'âge en bouteille, et du whisky en fût qui a déjà 14 ans. Le gin est aussi en vogue en Asie, mais le whisky reste une référence mondiale.

Ouverture du capital pour financer l'expansion

Mais pour continuer à se développer, il faut voir plus grand. Beaucoup plus grand. Les responsables recherchent donc de nouveaux actionnaires, explique Benoît Bertholet.

Nous aimerions ouvrir le capital à hauteur d'un million d'euros, via la création de nouvelles actions avec droit de vote et droit aux dividendes. Actuellement, nous sommes déjà cinq associés dans la distillerie. Mais cette augmentation de capital nous permettrait d'avoir une assise financière plus solide, de discuter avec les banques, d'agrandir nos entrepôts, mais surtout de créer un pôle dédié à l'international.

L'objectif est de devenir l'une des plus grandes distilleries de Wallonie d'ici 5 ans et multiplier le chiffre d'affaires par six. Privés ou sociétés sont les bienvenus. À noter : la prise de participation minimale est fixée à 25.000 euros.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

Revoir Le Journal

CDJ

22H30