Dans ce nouveau numéro, on parle d’addictions : alcool avec un membre des A.A., dépendance au sport avec Maud Pierard, et on se régale avec le velouté automnal du jeune chef Noé Beaujot.
Cette semaine, dans Ça Papille, on parle de ces petits plaisirs… qui parfois prennent toute la place. Un verre de vin pour décompresser, un footing pour s'évader… Et puis, un jour, on ne peut plus s'en passer. L'addiction, c'est souvent une histoire de limites qu'on ne voit pas venir.
Dans cette émission, un membre des Alcooliques Anonymes partage son expérience et nous fait découvrir le fonctionnement de l'association. Maud Pierard, kiné du sport à la Maison médicale Sur Lesse à Houyet, nous explique ce qu'est la bigorexie, cette dépendance au sport qu'on confond parfois avec la passion.
Mais s'il y a bien une addiction qu'on assume à Ça Papille, c'est celle des bons petits plats ! Et ça tombe bien : c'est notre jeune chef Noé Beaujot qui est derrière les fourneaux.
Rencontre avec Thierry, membre des A.A.
Thierry est membre des Alcooliques Anonymes depuis plus de treize ans. Il le dit sans détour : sans cette association, il ne serait probablement plus là pour en parler. Un jour, le verdict est tombé : son état de santé était critique. Il devait arrêter de boire s'il voulait continuer à vivre. Mais comment faire, seul ?
C'est là toute la force des A.A. : avancer ensemble, pas à pas, vers la sobriété grâce aux réunions et au soutien du groupe.
La réussite des A.A. repose sur le partage. Nous nous sommes rendu compte qu'en nous retrouvant pour échanger, sans honte et sans jugement, on peut s'en sortir. Chaque jour, nous restons à la merci d'une rechute. On dit souvent que la distance qui nous sépare d'un verre, c'est la longueur du bras. Je dois me répéter tous les matins que je ne dois pas prendre le premier verre, quoi qu'il arrive. C'est le seul auquel un alcoolique peut renoncer.
En Wallonie et à Bruxelles, il existe plus de 200 groupements des Alcooliques Anonymes. Dans notre arrondissement, on en trouve un peu partout… sauf à Dinant. Mais depuis la crise du Covid et les confinements, les A.A. ont développé les réunions virtuelles.
Il y en a 24h/24, car nous pouvons nous connecter avec d'autres pays francophones comme le Québec, la Martinique ou encore la Nouvelle-Calédonie. C'est très enrichissant ! Grâce à la visioconférence, l'anonymat est encore plus facile à préserver, puisque nous ne sommes pas obligés d'allumer la caméra. Ce format a aussi permis à de nombreux jeunes de nous rejoindre sans crainte. Il n'est plus rare de voir des participants de moins de 40 ans, voire même de moins de 30 ans. Et plus on s'en sort tôt, mieux c'est.
Pour plus d'informations sur les Alcooliques Anonymes ou pour trouver une réunion près de chez vous, rendez-vous sur le site officiel de l'association.
La bigorexie : une fine frontière entre passion et addiction
Connaissez-vous la bigorexie ? C'est une dépendance… à l'exercice physique ! Eh oui, on peut aussi devenir accro au sport. Maud Pierard, kinésithérapeute du sport, nous décrit les symptômes de cette addiction :
C'est vraiment un trouble du comportement. En général, le sportif s'entraîne énormément, jusqu'à ce que cela devienne excessif, compulsif, et que ça nuise à sa santé physique, psychologique ou à ses relations sociales. La personne atteinte de bigorexie culpabilise quand elle ne peut pas faire sa séance de sport. Souvent, elle se blesse à répétition tendinites, fractures de stress et peut souffrir de carences.
Maud rappelle qu'il est essentiel de prévoir des moments de repos lorsque l'on pratique une activité physique :
C'est important d'avoir un jour off, cela fait partie intégrante de l'entraînement.
Alors, amis sportifs, prenez soin de vous !
Un velouté qui va nous rendre accros cet automne
Cette semaine, on retrouve “Noé en Cuisine”. Ce tout jeune chef de 18 ans originaire d'Yvoir vient de terminer l'École hôtelière de Namur, mais il est loin d'être inactif ! Il prête main-forte dans plusieurs restaurants de la région et continue à se rendre chez les particuliers pour préparer de bons petits plats.
C'est ce qu'il est venu faire aussi dans ce nouveau numéro de Ça Papille, avec une recette aux saveurs d'automne : Velouté de potimarron, œuf basse température, mousse de parmesan et champignons des bois.