Linguistique
ex cathedra: Rochefortois, Dinantais, Cinaciens…, ces "gentilés" qui nous nomment
publié le:15/02/2021 16:39:00 - mis à jour: 15/02/2021 16:45:29
Photo d'illustration: Belga
Jean Germain propose une conférence intitulée «Du gentilé au blason populaire» où il revient sur ces dénominations qui nous désignent collectivement.
Jean Germain revient dans ex cathedra avec une conférence qu'il propose, crise sanitaire oblige, uniquement pour les téléspectateurs de l'émission. Jean Germain est romaniste et ancien professeur de l'université catholique de Louvain. Il s'est notamment spécialisé dans la toponymie et l'étude de la langue wallonne.
Dans sa conférence, il se penche sur un sujet à mi-chemin entre les noms de lieu et les noms de famille: les gentilés ou les blasons populaires. Un gentilé se définit comme la dénomination des habitants d'un lieu. Il est construit morphologiquement à partir du nom de ce lieu, généralement sous la forme d'un dérivé. Souvent, c'est la forme en –ois (des Rochefortois) ou –ais (des Dinantais) qui est utilisée.
Il n'y pas de limite de taille, le gentilé peut désigner les habitants d'un pays comme ceux d'un hameau ou d'un quartier (les Neftis). Nous appartenons à des pays ou à des collectivités politiques (nous sommes des Belges, des Wallons) mais aussi à des régions géographiques: nous sommes alors des Condruziens, des Gaumais, des Hesbignons. Nous habitons telle ville ou tel village, nous nous nommons dans ce cas, des Carolos, des Hutoises…
Pour Jean Germain, il est important d'être dénommé pour exister, aussi bien au niveau individuel que collectif.
>>> A REVOIR : toutes les conférences de Jean Germain dans "ex cathedra"
> Que se cache-t-il derrière les noms de nos villages?
> D'où vient votre nom de famille?